La Madone de Fenestres

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

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Mise à jour
30-01-2018
La Madone de Fenestres

Le sanctuaire de la Madone de Fenestres

Fenestre pour l'IGN et Fenestres pour l'administration. L'analogie avec le département Finistère fait penser à "de fine terrae" (de la fin de la terre).

Le sanctuaire de la Madone de Fenestres est situé 1 904 m d'altitude. Entourée de montagnes et dominée par le Gélas (3 143 m), plus haut sommet des Alpes-Maritimes, la Madone de Fenestres doit son nom, d'après la légende, à une trouée dans le "Caïre de la Madone", rocher derrière le sanctuaire, situé entre les sommets du Ponset à droite et du Mont Colomb à gauche. Notre-Dame de Fenestres est vénérée par toutes les populations des environs et du Piémont lors des processions du 15 août et du 8 septembre. De nos jours, la statue en cèdre du Liban polychrome (du XIVème siècle) passe l'hiver à Saint-Martin Vésubie (descente en procession au mois de septembre) et regagne le sanctuaire au début de l'été (montée en procession le dernier dimanche de mai).

​Situé sur une des routes (du sel) reliant la côte au Piémont l'occupation du site semble ancienne. Le sanctuaire est connu dès le XIIIème siècle par des actes faisant référence à des possessions. Possession bénédictine de l'abbaye de Saint-Dalmas de Pedona (Borgo San Dalmazzo), le sanctuaire fut ensuite attribué au Chapitre cathédrale de Nice. Un hôpital est mentionné en 1309 et il sera actif pendant de nombreux siècles. Un chanoine en possédait le revenu sous le titre de commandeur comme Guillaume Chabaud à la fin du XIVe. Le sanctuaire et ses terres sont finalement cédés à la cure de Saint-Martin Vésubie, sous le même statut. En 1846 un incendie détruisit le sanctuaire.

Parmi les récits légendaires, La Madone serait apparue à plusieurs reprises dans la trouée dite du "Caïre de la Madone". La mémoire orale en fait un domaine "Templiers", sur la foi d'ouvrages du XIXe siècle, site magique peuplé de fées et lieu de miracles dont nous connaissons deux relations du XVIIe siècle. L'édifice actuel est une reconstruction du XIXe  siècle, rendu nécessaire à la suite du grand incendie. Le bâtiment représente le type même des sanctuaires alpins, dont on peut retrouver d'autres exemples, du plus méridional avec la Madone d'Utelle, et plus au nord  celui de Sainte-Anne de Vinadio.

L’édifice de la Madone est un bâtiment à trois nefs, avec des chapelles latérales.

Sources :Amont Carnet N°5, www.departement06.fr

Lire: De Sanctus-Martinus-de-Fenestris à Saint-Martin-Vésubie par André Arborio et Emmanuelle Gastaldi-Serre éd (1993).

Photos : JPB.

A voir:

-Autel à gauche avec Sainte Anne, huile sur toile, Marie et Joachim.

-Autel à droite avec La Visitation, une huile sur toile, Marie, Elisabeth, Joachim et Joseph.

-Statue en cèdre du Liban polychrome (du XIVème siècle): assise, paraissant debout, avec l'Enfant Jésus sur les genoux, la main droite levée un globe en main et l'autre tenant un livre, en robe avec un manteau. La statue est montée en procession au sanctuaire en mai-juin pour redescendre en septembre. Il existe 3 copies de la statue: XVIIe, XVIIIe et une copie du XXe.

-Deux autels latéraux.

-Nombreux ex-votos.

Coordonnées
44.0958, 7.3569
Zone Géographique
Vésubie (Haute)