L'Escarène

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
22-11-2016

L 'Escarène

Le territoire possède les vestiges d’un castellara et d’un castrum romain. La communauté d’habitants de Scarena est citée  dans le Chartrier de Saint Pons en 1037 : un certain Bonix fait don à l’église Saint-Pierre de L’Escarène d’un bien situé dans une propriété rurale (la Saleta de Saraman), de l’autre côté du Var. A cette époque, le bourg possède un prieuré qui relève de l’abbaye de Saint-Pons. Il est un des nombreux fiefs de la commune libre de Peille jusqu’en 1520, date de son détachement.

En 1570, les habitants abandonnent le site primitif du village, sur le mont Pifourchier, et s’installent plus bas, près des rives du Paillon. En  1591, L’Escarène est en plein essor car il est situé à la jonction des voies de communication reliant Lucéram, Peille, Sospel et Nice. Il est également sur le trajet d’une des routes du sel qui mènent de Nice au Piémont. A cette époque, 30 000 mulets transitent chaque année par le village qui possède un hôtel de la Gabelle situé à proximité du Pont-Vieux, l’unique pont sur le Paillon. Le village devient ainsi une importante ville d’étape, avec des écuries pour fournir chevaux et mulets aux voyageurs.

A partir de l’ouverture, en 1624, de la route du col de Tende qui mène de Nice à Turin, le village se développe encore plus. Il possède alors un tribunal et plusieurs hôtels. L’Escarène fut une seigneurie des Tonduti, une veille famille niçoise qui a été investie de nombreux fiefs et porta les titres suivants: comte de l’Escarène (érigé en comté en 1700), de Villefranche, seigneur de Châteauneuf, Peillon, Falicon, Touët-de-l’Escarène.

En 1631 une peste terrible décima le village et en 1854 ce sera le choléra.

En 1744 les troupes espagnoles cantonnent et en 1792 les troupes révolutionnaires. De cette époque date la construction du Pont Neuf ou Pont Napoléon devenu Pont de l'Armée des Alpes.

Le tremblement de terre de 1887 causera d'importants dégâts dont notamment à l'église.

Photo JPB

Source : PCAM Flohic 2000 et Guide historique 2008 et Lou Sourgentin N°71 de  1985.

A lire: Nice Historique 1982 N°1

Il existe une curieuse monographie de 1929 de Charles Marius Peirani: Mon village, L'Escarène. Nice : Serre, 1988.

Coordonnées
43.8338, 7.3555
Zone Géographique
Paillons (Les)
Cartographie ancienne
Carte de L 'Escarène 1867

Carte de L 'Escarène 1867