Duranus

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
25-11-2016

Duranus 

Roccasparvièra ou rocasparvièra

Duranus a probablement été occupé avant l'an mille mais les traces sont ténues. Roccasparvièra est cité dès le XIIe siècle dans le cartulaire de la Cathédrale Sainte Marie de Nice, il appartient alors aux Riquier, une grande famille niçoise.

Le château est cité de nouveau au XIIIe siècle, dans les Enquêtes sur les droits et les revenus de Charles Ier d’Anjou et de Provence (1252 et 1278). Les habitants des villages alentour, dont celui de Manquel, village initial,  s’y réfugiaient en cas de danger. En, 1271, les hommes de Peille, Lucéram et Roccasparvièra prêtent serment de fidélité à Charles Ier (archives départementales des Bouches-du-Rhône). A cette époque, le territoire qu’occupe Duranus est inhabité mais cultivé.

En 1358, la reine Jeanne vend le fief au seigneur de Coaraze, Pierre Marquesan. Cette famille va le conserver jusqu’en 1777.

Lors de la dédition de 1388, le fief passe, comme toute la région sous le protectorat de la maison de Savoie.

En 1629, il est érigé en baronnie par les ducs de Savoie. Toutefois, au début du XVIIe siècle, une série de calamités provoquent l’abandon du village de Manquel: guerres, épidémies et, pour finir, le tremblement de terre de 1618 qui détériore  la canalisation alimentant le village en eau. Duranus apparait  dans des documents  et  sur des cartes du XVIIe. Le déménagement va se faire de 1625 à 1730.

Les habitants se rapprochent des sources et s’établissent sur les terres de Duranus et certains d'Engarvin. Les actes officiels font état de Roccasparvièra-Duranus jusqu’au transfert de la paroisse, en 1723 (après avoir transporté leurs maisons, pierre par pierre avec l’aide de bêtes de somme, les habitants effectuent le déménagement de leur église vers le site de Duranus). En 1777, Monery de Caylus, un cousin des Marquesan, hérite de la seigneurie pour peu de temps.

Sous la révolution française, les troupes révolutionnaires occupent le pays niçois. Duranus et le "comté" redeviennent sardes en 1814 jusqu’en 1860. C’est sur le territoire de la commune de Duranus que se trouve le Saut des Français.

C'est durant cette période que les Barbets forment des milices irrégulières incontrôlables. Sorte de soldats contre-révolutionnaires ils deviendront  avec  le temps  des héros ou des brigands selon les points de vue. La chasse aux Barbets sera prétexte de nombreuses exactions de la part des troupes révolutionnaires et les descentes des barbets dans certains villages seront mal vécues.

Le site du " Saut des Français" fait référence  à des récits qui n'ont pu être authentifiés.

La présence de sulfures d'arsenic a permis une petite exploitation au cours des années 1920.

Sources : Guide historique  2008, PCAM Flohic 2000 et Duranus  Roccasparviera Pierre Robert Garino - Nice : Serre, 1993.

Lien: Nice Historique 1983 N°3-4

Photos : JPB.

Coordonnées
43.8942, 7.2582
Zone Géographique
Vésubie (Basse)
Cartographie ancienne
Carte de Duranus 1865

Carte de Duranus 1865