Drap

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
23-11-2016

Drap

Les vestiges d’un castellara, au sommet d’une colline boisée, attestent une occupation ligure. Le territoire conserve également les traces d’un château féodal du Xe siècle, construit à l’emplacement de fortifications romaines, non loin de la Via Julia Augusta qui reliait Cemenelum (Cimiez) à la Turbie. Dès 1025, des textes signalent l’existence de teintureries, de fabriques de drap et étoffes de laine à Drapum. En 1073, l’évêque de Vaison fait don de ce fief (avec l’ensemble de la rive droite du Laghet et une partie du territoire actuel de La Trinité) à l’évêque de Nice.

En 1388, avec la dédition de Nice à la Savoie, Drap rejoint le comté de Savoie.

François Ier et Charles Quint se seraient rencontrés (voir DuranteNote) dans cette place forte, en juillet 1536. Depuis 1560, les évêques niçois portent le titre de comte de Drap. En 1564, à la suite d’un tremblement de terre, la population déserte progressivement le site primitif et s’installe dans la vallée du Paillon.

En 1585 et 1604, les évêques de Nice donnent des terres à défricher. En contrepartie, les familles bénéficiaires ont pour obligation d’y construire leur maison. En 1616, le prélat cède toutes ses terres aux Drapois, moyennant une redevance annuelle de 300 louis d’or en 1839, ils se libèrent de cette redevance en rachetant leurs droits à Mgr Galvano pour la somme de 30 000 francs.

Plusieurs voies de communication essentielles, les routes du sel, reliant le port de Nice au Piémont. Deux d’entre elles passaient par Drap : le chemin de la Vésubie et la route du col de Tende. Sur ces axes de grande circulation empruntés par les caravanes de mulets (seul celui de Tende était carrossable) Drap devient un relais-étape important. De nombreuses maisons sont construites le long de cette route, de multiples corporations d’artisans (maçons, charpentiers, tailleurs de pierre…) ainsi que des auberges, s’y établissent aussi. L’activité des tisserands se développe et leur production est commercialisée en Provence et en Ligurie.

En 1869, une convention met fin à des querelles datant du XIe siècle, entre Drap, Eze et La Trinité. Elles concernaient la délimitation des territoires communaux. La dite convention fut confirmée en 1892, lors de la révision du cadastre. La Trinité récupérait la rive droite du Laghet, et Drap conservait le reste du Tercier avec un droit de passage pour abreuver les bêtes dans le Laghet.

Le tremblement de terre de 1887 détruisit le château.

Monographie locale: Drap-Histoire d'une commune rurale des Alpes-Maritimes - Sébatien Prat -Ed.  Alandis (1999)

Photo JPB

Source:  www.ville-drap.fr

Vestiges du Château Drap
Pont de Peille La Condamine Drap

Coordonnées
43.7539, 7.3206
Zone Géographique
Paillons (Les)
Cartographie ancienne
Carte de Drap 1866

Carte de Drap 1866