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Il était une «  foi » un saint Georges.

 Il était une fois un valeureux chevalier qui terrassa un dragon qui menaçait une cité et put ainsi sauver la fille du roi. Ceci se passait à Lydda en Palestine. Il faut avoir la foi pour croire en ce Georges de Lydda, pourtant il est le patron de l’Angleterre et il a donné son nom à l’état de Géorgie dans le Caucase.

Un saint à cheval dominant un dragon, une représentation qui symbolise la victoire du Bien sur le Mal. Les Croisades favoriseront son culte. Mais sa représentation est rare dans notre vallée : une unique chapelle à Pélasque porte son nom.

On peut voir Georges dans le retable de saint Antoine de Padoue par Canavesio à Lucéram et une autre représentation très discrète dans le polyptyque de l’atelier des Brea à Contes. Probablement des références au prénom d’un donateur.

En fait en observant l’histoire des Croisades on s’aperçoit que ce ne fut pas la première préoccupation de la région niçoise. Aussi ce saint chevalier n’a pas dû avoir beaucoup d’influence. Il faut dire que Michel l’archange, un autre saint légendaire et triomphant du diable y avait trouvé sa place. Alors pourquoi évoquer ce saint ?

Un saint qui est vénéré par de nombreuses nations et négligé ici, cela doit nous interroger. En fait en Vésubie on associe plutôt Bernard de Menthon au dragon, dans les Paillons à Marguerite, en Tinée à Erige et partout à saint Michel. Ajouter une nouvelle iconographie aurait peut-être désorienté nos anciens.

Jean-Pierre Bouret

Rubrique N° 36 du mois de décembre 2017.

Sur les chemins du patrimoine, en devisant...

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