Aspremont

Cartographie du patrimoine architectural de l'arrière-pays du Comté de Nice. Localisation et informations  de 750 sites et édifices avec cartes et  coordonnées géographiques.

Mise à jour
24-11-2016

Aspremont

Vers 350 avant notre ère, la tribu ligure des Védiantiens était installée sur le territoire d’Aspremont-le-Vieux. Les vestiges d’un castellara ligure y sont encore visibles. Cette enceinte fortifiée, construite avec de gros blocs de pierres sèches (le mortier de chaux fut introduit par les Romains) entourait un bâtiment rectangulaire.

A l’époque médiévale, un village occupe encore le site. Vers l’an mille, Aspremont est un fief des vicomtes de Nice. Une fille de cette grande famille seigneuriale épouse Raymond Rostaing, apparenté aux Thorame-Castellane-Glandèves qui possédaient également Valdeblore, Venanson, Rimplas, Isola et Roure. Elle lui apporte Aspremont en dot. Sur le mont Barri, à l’emplacement d’un castellara ligure, le seigneur Rostaing fait construire un château-fort afin de contrôler la vallée du Var. Le fief appartient aux Rostaing jusqu’en 1240, date à laquelle il passe sous la suzeraineté des comtes de Provence. Raymond Chabaud, seigneur de Saint-Blaise, en fait alors l’acquisition.

Lors de la dédition de 1388, Aspremont passe sous le protectorat de la maison de Savoie. Le fief, qui comprenait les territoires de Castagniers et de Colomars, fut pendant longtemps l’un des plus puissants du comté de Nice grâce à sa position stratégique, frontalière avec la France et le duché de Savoie. En 1406, Ludovic Marquesan, coseigneur de Coaraze, en est investit par le duc de Savoie Amédée VIII.

Le premier château est abandonné entre 1426 et  1438 et le seigneur du lieu en fait rebâtir un nouveau, au sommet et le village est bâti en cercles concentriques . Comme celui de Nice, ce château servit de défense avancée face à la France. En 1442, le fils de Ludovic Marquesan, Honoré vend Aspremont à Barthélemy Borriglione, coseigneur de Contes et de Berre.

Erigé en comté en 1621, le fief reste une possession des Borriglione jusqu’en 1777, date à laquelle Marinet Lascaris, petit-fils de Charles Antoine Lascaris-Vintimille (seigneur de Castellar et consul de Nice en 1713, 1720 et 1721) en reçoit l’investiture, avec le titre de comte. Par mariage ou par héritage, Aspremont appartient ensuite aux Grimaldi et aux Caravadossi.  

 En 1874, après l'annexion, à la suite de dissensions sur la gestion de pâturages, Aspremont, Colomars et Castagniers se séparent et deviennent des communes distinctes.

La menace italienne a fait renforcer la frontière par un fort au mont Chauve d'Aspremont  en 1885 qui n'a pas servi et est aujourd'hui encore bien conservé.

Source : Guide historique  2008.

Lire: Aspremont, Castagniers, Colomars  Pierre-Robert Garino  - Nice : Serre, 1992

Photos JPB.

Lire:  Nice Historique 1971 N°2

Ruines du château et village Villevieille Aspremont XIe au mont Cima.
Fort du Mont Chauve d'Aspremont (1888).

Coordonnées
43.7833, 7.24399
Zone Géographique
Var (Bas)
Cartographie ancienne
Carte d' Aspremont 1865

Carte d' Aspremont 1865